MAME THIERNO FRERE DU CHEIKH

22/08/2008 13:00 par boromtouba

  • MAME THIERNO FRERE DU CHEIKH

    MAME THIERNO FRERE DU CHEIKH

    22/08/2008 13:00 par boromtouba

Sur sa naissance, à Porokhane, les auteurs s’accordent pour la situer au jeudi 15 du mois lunaire de " Rabbi al awwal " de l’an " charfadji " c’est à dire 1283 de l’Hégire, 1863 du calendrier grégorien.

On raconte que cela coïncida avec la Bataille de Pathé Badiane ou Paoss Koto qui mit aux prises les forces de Maba Diakhou BA aux troupes de l’autorité coloniale.


 
Mais, ce qu’il faut retenir de cet événement c’est que cela a donné lieu à une scène extraordinaire, et très significative pour l’avenir. Pour la circonstance, Mame Mor Anta Sally, leur père commun congratula Cheikh Ahmadou Bamba qui devait tout juste avoir dix ans, en ces termes :

 

" Félicitations pour la venue de ce nouveau né, car il sera ton bras droit, en qui tu trouveras ardeur et soutien pour le grand projet qui te préoccupe tant. "

 

actuel actuel

22/08/2008 12:59 par boromtouba

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    22/08/2008 12:59 par boromtouba

SERIGNE MOUHAMADOU LAMINE BARA MBACKE : UN DIGNE CONTINUATEUR DE L’ŒUVRE DE CHEIKH AHMADOU BAMBA Appelé affectueusement El Hadji Bara, il est l’homonyme de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE, fils de Cheikh AHMADOU BAMBA car il est venu au monde pendant que ce dernier était en visite chez Mouhammadou Fadilou Mbacké. Son père le confia très tôt à son homonyme qui lui inculqua une excellente éducation. C’est d’ailleurs sous sa férule qu’il mémorisa le Coran qu’il apprit, par la même occasion à calligraphier. A la même source il s’abreuva amplement de solides connaissances en sciences religieuses. Après de longues années passées aux côtés de ce dernier, il retourna auprès de son père pour continuer sa formation spirituelle. Agé de 82 ans Serigne Mouhammadou Lamine Bara est le sixième khalif général des mourides depuis la disparition de Serigne Saliou Mbacké le 28 décembre 2007. Suivant en cela l’exemple de son père à l’égard de Serigne Touba, il avait troqué auprès de Serigne Fallou le lien de sang qui les unissait contre le statut de talibé agréé. Il est aussi son homme de confiance. Il est aussi connu pour son amour et son attachement indescriptibles pour son père et maître spirituel. Très tôt attaché au service de son père il a eu à jouer des rôles divers comme chargé de mission ou homme de confiance dans beaucoup de tâches qui demandent abnégation, engagement et courage. Il a eu à se rendre à plusieurs reprises à La Mecque, en petit pèlerinage. Maniant avec aisance l’arabe comme le français, Serigne Bara est aussi connu pour sa perspicacité et son ouverture d’esprit. Il est doté d’un remarquable sens de l’organisation, plusieurs fois éprouvé dans les travaux qu’il a eus à diriger à la tête de la famille de Serigne Fallou.Très entreprenant il était aussi très proche de Serigne Saliou Mbacké et fut même son chauffeur pendant 7 ans. De la même manière il était très lié à Serigne Abdou Khadre Mbacké et l’accompagnait chaque fois diriger les prières de vendredi à la grande mosquée de Touba. Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké s’est aussi illustré par ses interventions remarquables aux travaux dans les champs de Serigne Saliou Mbacké à Khelcom avec ses disciples et toute la famille de Serigne Fallou Mbacké (travaux de défrichage, d’entretien ou de récolte) L’homme, pour ceux qui le connaissent, est réputé pour son assiduité aux prières du Vendredi, depuis l’inauguration, de la Grande Mosquée, le vendredi 7 juin 1963. Sa bonté de cœur, sa générosité et sa franchise sont largement attestées par tous. Serigne Bara Mbacké est très attaché à la famille de Khadimou Rassoul et voue un respect remarquable, une gratitude et une dévotion exemplaire à ses prédécesseurs et se veut le digne continuateur de message. Grand travailleur et rassembleur, Serigne Bara s’est toujours attelé à la mise en œuvre de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba. Depuis son accession au khalifat de Serigne Fallou, il a hissé le Kazu Rajab à une dimension encore plus resplendissante, avec le concours de ses frères, de toute la famille et des disciples. Puisse Dieu, par la grâce de l’Elu (P.S.L.), la bénédiction de son illustre grand-père, Cheikhoul Khadim et la baraka de son maître spirituel Serigne Fallou MBACKE, le garder longtemps parmi nous et donner une issue heureuse à toutes ses entreprises.

cheikh mourtada mbacke 2

22/08/2008 12:57 par boromtouba

  • cheikh mourtada mbacke 2

    cheikh mourtada mbacke 2

    22/08/2008 12:57 par boromtouba

 TESTAMENT DE SERIGNE MOURTADA MBACKÉ : Un legs de plusieurs milliards à Dieu et aux démunis

Le fils cadet de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du Mouridisme, a légué aux démunis un héritage de plusieurs milliards.

Le “Khalife des chantiers scolaires” a beaucoup contribué, outre-Atlantique, à la restitution de la dignité négro-africaine à travers ces “Serigne Touba Days” qui sont, pour nos compatriotes de New York, Washington et ailleurs, un événement majeur qui les ramène à leurs racines, les fidélise à leurs repères et les met à l’abri des tentatives sataniques. Dans le testament prémonitoire publié à New York en 2003, il indique de sa propre main “Au nom d’Allah le Tout miséricordieux, le titre miséricordieux, louange à Allah. Que tous ceux qui auront lu ce document que j’ai écrit moi-même sachent que je prends comme témoins Allah et ses deux anges-scribe et déclare que j’ai immédiatement accompli ma promesse devant Allah. J’ai décidé de dédier le Al Azar islamique Institut et ses centres annexes (bâtiments, terrains et tout ce qu’ils peuvent rapporter dans Ndame, Kaolack, Bambey, Thiès, Saint-Louis, Diourbel et ailleurs) au Tout Puissant, de sorte qu’aucune action qui contrarierait le Créateur, n’y soit pratiqué”. Je prie Allah, le plus Haut, de bénir et de récompenser les travaux mentionnés ci-dessus et tous ceux qui participeront à leur exécution, leur accomplissement et leur réussite. Que Allah, le témoin unique de mes mots, vous accorde, à moi et à tous les musulmans, sa miséricorde”.

« Par Mourtada Dieu élargira mon action » (œuvre).

Cette phrase écrite par le Cheikh Ahmadou Bamba dans un de ces célèbres poèmes : « Weselat rubax » révèle la prédiction de ce que sera la mission de Serigne Mourtada avant sa naissance.

Serigne Mourtada a grandi sous un modèle de foi, qui laissait présager une destinée hors série. Son grand-frère, Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Cheikh Mouhamadou Bamba, qui l'a élevé, veillait scrupuleusement à son éducation et à sa formation religieuse.

Déjà à l'âge de 12 ans, le cadet de Cheikh Mouhamadou Bamba affichait une frénésie peu courante dans sa génération par la recherche du savoir, par le culte religieux et la quête des connaissances eschtomologiques. Tout jeune, il était allé en Mauritanie à la recherche du savoir, fidèle aux enseignements de son feu père.

Ce plénipotentiaire hors pair de la foi, de par son action hors de nos frontières, a gagné l'estime, le respect, la considération et la reconnaissance d'illustres cités du monde. Les voyages constants, réguliers et l'action amplificatrice qu'exerce Cheikh Mourtada est une illustration parfaite de ce ver, cela nous permet de saisir la grandeur et l'intelligence de Serigne Mourtada. En effet, il a toujours éprouvé très peu d'intérêt à l'égard des choses matérielles. Dans son enfance Cheikh Mourtada n'a commis ni péché, ai injustice à l'égard de personne.

Moustapha Sokhna Mbaye Diop, son cousin maternel et frère de Sidy Amadou Yalla Diop, ancien directeur de la SOTEXAn raconte que Cheikh Mourtada demeurait toujours dans la solitude la tête baissée. Il ne se plaignait jamais et ne négligeait aucun travail.

Quand on le désignait pour accomplir une tâche, il l'exécutait avec rapidité et détermination sans disputer avec son chef.

Doué d'une intelligence étonnante et d'une nature pure, Cheikh Mourtada écoutait attentivement toutes les histoires relatives à la religion, aux hadiths du Prophète et aux khassayites de son vénéré père Mouhamadou Bamba et les apprenait par cœur.

En plus, il se mettait à imiter les saints hommes avant même qu'il n'atteignit l'âge de la maturité.

Serigne Gallo Mbaye, actuellement vivant à Darou Khoudoss, contemporain de Cheikh Mourtada, raconte que ce dernier avait entendu dire que sa grand-mère Diaratoullah Maryam disait qu'il était dans les habitudes des pieux gens de prier durant la nuit. Ayant appris cela, Cheikh Mourtada, âgé environ de 10 ans, se mit à prier dès que la nuit tombait et sortait sur la place du village de Touba pour méditer dans l'obscurité de la nuit, comme le font les dévots.

Il est admirable de constater comment Dieu s'occupa soigneusement de Cheikh Mourtada, en lui faisant prendre de bonnes habitudes avant même l'âge adulte. Il ressemblait à celui dont AI Bûsayri à dit : “Tout jeune, il s'accoutuma à la dévotion et à la solitude, ce qui est la conduite des hommes distingués ”.

La supériorité intellectuelle et morale de Cheikh Mourtada est attestée par deux choses parmi d'autres, d'abord le maintien par lui de la pureté de sa nature, son souci spontané et constant d'acquérir des connaissances et des sciences religieuses ; son facile apprentissage et sa rapide compréhension.

En effet, il n'avait jamais entrepris l'étude d'un livre avec un de ses condisciples ou collectivement qu'il l'assimilât le premier et l'expliqua à ces condisciples pour corriger leurs connaissances. Il aimait approfondir ses connaissances. C'est pourquoi, il conseillait à ses premiers disciples qui ont mémorisé le Coran et ayant sensiblement le même âge que lui, Moustapha Sokhna Mbaye Diop, Serigne Fatou Manel Ndiaye, Khabane Diop (pour ne citer que ceux-ci) d'aller à la recherche du savoir même jusqu'en Chine.

Moustapha Diop se dirigea vers le Saloum du côté de Wack-Ngouna, Serigne Ndiaye au Fouta où il rendit l'âme dans une tragique noyade sur le fleuve Sénégal entre Mboumba et Pété. 

 Exil mystique :

Le rejet de Cheikh Mourtada de ce qu'il conservait encore d'intérêt pour ce monde est une preuve évidente de son ascension à une des plus hautes étapes à savoir la résipiscence, le repentir sincère qui exclut toute dépendance des créatures.

C'est ainsi qu'il prendra le chemin de l'exil à l'image de son vénéré père.

L'ordre donné par son frère Serigne Bachir à son cadet Serigne Mourtada était sans appel : regagner d'urgence Touba. Lorsque les deux fils de Cheikh Bamba étaient en tête-à-tête, Cheikh Bachir lui tient ce langage : “Ton père Ahmadou Bamba t'a désigné avant ta naissance que tu seras celui qui amplifiera son œuvre à travers le monde En demandant à ton créateur de quitter ce bas monde, que diras-tu à ton père à votre rencontre à l'au-delà ? »

Cheikh Mourtada renonça à son exil. L'ordre était exécuté sans hésitation ni murmure.

Il est aussi une des choses qui témoigne de la grandeur de Cheikh Mourtada ; sa conformité durant toute sa vie aux exigences de la sagesse, aussi bien dans le domaine des pratiques cultuelles que dans celui de ses relations avec ses semblables. Ayant construit une mosquée dans toutes ces maisons au Sénégal et à l'étranger, il s'acquittait des cinq prières canoniques aux heures prescrites et en compagnie de tous les fidèles présents à la maison.

Une anecdote : ce souvenir reste à jamais gravé dans nos mémoires car nous étions présents au moment des faits dans une de ces demeures de Touba en 1975 : une nuit au cours des délestages à Touba, une enveloppe contenant 5 millions lui a été volée par un des “ Beuk Nek ”. Quelques jours après le vol, un des « Beuk Nek » (la maison en comptait plus d'une dizaine) venait apprendre au Cheikh que l'auteur du fait était un tel. Cette confirmation faite devant un public nombreux Cheikh Mourtada très sensible aux torts faits par les hommes à leurs semblables n'appréciait pas cette médisance et cet outrage. Et la réaction ne se fait pas attendre : il pria le rapporteur de faire ses bagages et de sortir de la maison pour toujours. Cette réaction inattendue de Cheikh Mourtada nous plongea tous dans une grande stupéfaction.

Son repos résidait dans la réalisation de nombreuses œuvres et dans le perpétuel travail intellectuel : construire des écoles et des instituts, à ses propres frais, inaugurer des mosquées en y contribuant financièrement, convertir des non musulmans à l'Islam, aider des indigents à disposer du minimum vital.

Quant à la libéralité et la générosité, elles constituaient ses caractéristiques les plus évidentes. Rien ne lui était trop cher pour être donné.

Oeuvre gigantesque :

Il est difficile de cerner toutes les dimensions d'une grande figure de l'Islam comme Serigne Mourtada, cependant on peut aborder certains aspects de l'œuvre gigantesque qu'il a accompli durant ces quatre-vingts deux années d'existence. Pieux, il cultivait la simplicité comme pour symboliser l'égalité de tous devant Dieu. Cet érudit de conviction et d'envergure, qui perpétuait un héritage spirituel d'une dimension sans commune mesure, s'est beaucoup investi dans le domaine de l'éducation, par l'implantation dans tout le Sénégal et dans d'autres pays africains des écoles arabes et coraniques qui ont formé plusieurs générations d'érudits.

C'est vers les années 70 qu'on a vu émerger de véritables écoles modernes regroupées au sein de ce qui ont à appelé l'institution Al Azar. Cette institution a vu le jour le 15 décembre 1978 à Darou Salam (Ndam) actuellement dirigé par un de ses fils d'une érudition et d'une compétence extraordinaire : Serigne Saliou.

Cette institution avait pour objectifs principaux de renforcer la foi authentique chez les musulmans, en leur assurant une bonne éducation et de contribuer efficacement à la lutte contre l'analphabétisme, la criminalité et le chômage. Serigne Mourtada a fondé l'établissement islamique AI Azar pour concrétiser les vœux de son père, qui accordait un grand intérêt à l'enseignement et à l'éducation. Il disait aux jeunes à ce propos : « Quiconque vous Interdit de vous instruire est une personne égarée et représentant de Satan. Je recommande à l'ensemble des adeptes de pratiquer la religion, d'avoir une bonne conduite et de s'instruire. C'est grâce à ces trois-là que les désirs peuvent se réaliser ».




L'Institut AI Azar accueillait un grand nombre d'élèves en régime d'internat complet gratuit. Serigne Mourtada assurait le financement. C'est quelque temps plus tard qu'une réorganisation a préconisé des droits de scolarité symboliques. L'Institut AI Azar, encadré par 221 enseignants, dont 14 coopérants égyptiens, sont pris en charge par le marabout. Pour financer toutes ces écoles, Serigne Mourtada entreprend différentes activités économiques, notamment dans le domaine de l'agriculture, le transport, l'industrie alimentaire, le commerce, les stations-service.

Les écoles ne sont pas gratuites, mais compte tenu du fait qu'elles accueillent des enfants de couches populaires, les frais d'inscription et de scolarité sont tenus très bas. D'où leur insuffisance à couvrir les dépenses de fonctionnement du réseau AI Azar. Animé par un élan de grâce et de motivation, il évoluait en permanence dans une optique qui visait l'intensification de la luminosité de l'Islam au Sénégal et partout ailleurs dans le monde.

De grandes œuvres, fruit d'un labeur acharné, sont aussi à l’actif de cet homme de plus de 60 ans. Ainsi, il aura investi divers secteurs d'activités, notamment dans le transport, l'édition, l'agro-business à Ross-Béthio dans le Delta du Fleuve Sénégal, recrutant sur place des agriculteurs salariés.

Sa dernière trouvaille, c'est le secteur de la boulangerie. Le marabout envisageait d'installer des PMI, PME qui devaient être gérées par des Sénégalais diplômés et à la recherche d'emplois.

Aujourd'hui, de par son action, le Sénégal compte plus de 115 instituts disséminés à travers 11 régions. Et plus de 500 à travers le monde (...)

Chaque année, les différents instituts forment une centaine d'enseignants en langues française et arabe. A ce jour, AI Azar a formé plus de 1.000 enseignants intégrés dans la Fonction publique.

Al Azar Transport :

Croyant profondément au culte du travail, Serigne Mourtada Mbacké le Bâtisseur infatigable ne s'est pas arrêté en si bon chemin. La société AI Azar, créée pour alléger les souffrances des Sénégalais, est une parfaite illustration que le guide prenait en compte le bien-être de ses concitoyens. Traversant la Seine, le Rhin et le Danube en passant par les USA, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne, il a exporté et exprimé la philosophie du Mouridisme à des peuples dont ni l'histoire, ni la finalité ne permettaient de penser qu'un jour le fils de Cheikh Ahmadou Bamba allait être le continuateur du noble combat du fondateur du Mouridisme.

« Par Mourtada, Dieu élargira mon action » (œuvre). Disait le poème. Une image saisissante que toutes les caméras du monde entier ont diffusée à outrance est celle du maire de New York, lui tenant le parapluie.

Il s'est lancé dans le transport interurbain avec ses bus communément « Baye Défal Yalla », qui desservent plusieurs lignes à des tarifs qui défient toute concurrence (…)

AI Azar Transport, qui est géré par un Groupement d'Intérêt Economique (GIE) paradoxalement ne fait pas de bénéfice. Son objectif est d'aider les populations désireuses de voyager. Après le souci premier de faciliter l'accès à Touba, il s'est agi ensuite de contribuer au désenclavement des contrées lointaines du Sénégal. C'est ainsi que les trajets Kédougou-Tambacounda-Bakel-Touba-Dakar-Ourossogui et Dagana-Dakar ont été notamment organisés.

C’est pourquoi le marabout lui-même comble le déficit permettant ainsi d’équilibrer les comptes. Chaque véhicule est en règle avec toutes les administrations.

A l'image de la floraison des «Keur Serigne Touba» (la maison du guide de Touba) en Italie, en France, en Espagne, en Afrique du Sud, aux Etats-unis, en Allemagne, etc. nids de solidarité, conforts des hommes besogneux qui retrouvent la quiétude des sérénités dévotes.

Serigne Mourtada ne pouvait alors que produire un effort d'augmentation, d'attraction vers le Mouridisme dont la facette sublime et sublimante attire comme des abeilles sur les pétales des fleurs, des femmes et des hommes d’Occident, en quête de sens. Ces résidences représentent un des aspects du travail colossal que le marabout a accompli au profit de nos compatriotes de la diaspora (...)

“Ces Serigne Touba Day’s” sont devenus un moyen sûr pour lutter contre la perdition chez nos compatriotes de nos acquis religieux, notamment (...)

La visée de Cheikh Mourtada ne se limite pas à notre continent, loin de là. Elle se veut universelle, afin de faire transparaître la vérité sous la lumière de l'Islam.

Les Journées culturelles annuelles de Cheikh Ahmadou Bamba à New York (Etats-Unis) constituent une des nombreuses occasions pour convertir beaucoup d'Américains à l'Islam et consacrer leur adhésion au Mouridime (...)

L’Universalité du message de Cheikh Amadou Bamba, il l'a propagé à sa façon, en faisant une option résolue sur l'enseignement coranique. Pour toutes ses raisons, le combat inlassable de cent homme de Dieu pour la diffusion du savoir, particulièrement le Coran au sein d'une société dominée par le matériel, mérite d'être souligné. Il serait juste que la Oumma, à travers l’OCI, dédie un titre posthume à cet homme qui a tout donné pour la diffusion du savoir.

Avec la disparition d'un homme de cette envergure, c’est toute l'humanité qui perd ainsi un bâtisseur, dont la vie à été consacrée à la magnificence et à la diffusion du message d’Allah.

L’œuvre du cadet de Khadim Rassoul nous servira de recours dans notre quête quotidienne d'un monde de paix et de droiture (...)


SERIGNE MOURTADA MBACKÉ 1

22/08/2008 05:46 par boromtouba

  •  SERIGNE MOURTADA MBACKÉ  1

    SERIGNE MOURTADA MBACKÉ 1

    22/08/2008 05:46 par boromtouba

  
SERIGNE MOURTADA MBACKÉ (L'AMBASSADEUR DE SERIGNE TOUBA)
Alors qu’au pays où des instituts islamiques et des autobus aux "tarifs sociaux" ont fini d’asseoir sa réputation, Serigne Mourtada restera toujours la générosité faite discrétion. De sorte que ce 8 août 2004 marque la fin à 82-83 ans, d’un long et élogieux parcours dédié à l’Islam, à la propagation des enseignements de son père Cheikh Ahmadou Bamba et à l’assistance à son prochain. Car avec sa disparition, le Mouridisme perd également un grand humaniste qui, dans un environnement fortement marqué par la pauvreté, avait fait du social une seconde nature..

C’est un missionnaire de la foi, aimé, admiré et respecté au Sénégal, mais aussi reconnu et recherché hors de nos frontières, surtout dans ces lointaines contrées, où il a tracé le sillon, puis ensemencé l’Islam et veillé sur son rayonnement, qui s’en va se présenter au-devant de son Créateur. Les témoignages qui ont fusé de tous les coins du monde, dès l’annonce de la triste nouvelle, mettent en valeur ses qualités humaines qui étaient l’affabilité, la discrétion, la générosité, la courtoisie, l’humilité, l’altruisme et un amour prononcé pour son prochain, quelles que soient sa couleur et ses convictions religieuses. Sa vie entière, il l’aura consacrée à se rendre utile à son prochain. Il aura fait un long compagnonnage avec la prescription de son vénéré père, Cheikh Ahmadou Bamba qui a toujours enseigné à ses disciples «le travail comme si l’on devait vivre des siècles et la prière comme si l’on devait mourir dans la seconde qui suit». Abreuvé à la source de Serigne Ndame Abdourahmane Lô, Serigne Mourtada gardera envers lui, et jusqu’à ses derniers instants, cet amour tyrannique pour l’instruction et l’éducation. Ce sacerdoce le conduira à créer d’innombrables instituts islamiques et des écoles franco-arabes. Mieux, il accompagnera les étudiants sortis de ses moules dans les prestigieuses universités arabes. Pour pérenniser sa mission, le saint homme mit sur place une organisation d’appoint, basée sur une régie de transport interurbain, des boulangeries et des essenceries. De la sorte, il bouclait la boucle et prenait en charge le traitement des enseignants de ses écoles. Les produits tirés des différentes activités étaient réinjectées dans la création de nouvelles écoles ou la consolidation de celle déjà existantes. D’un autre côté, Serigne Mourtada Mbacké s’était armé de son bâton de pèlerin, pour faire avancer les frontières non seulement du mouridisme, mais de l’Islam tout court. Ainsi, il aura revisité Mayombé (l’île aux poulets). Il implanta la religion de tolérance aux USA, en Europe et dans de nombreux pays africains. À convoquer l’histoire, on se rend compte qu’il a allumé et ravivé de nombreux foyers mourides dans des zones où ce n’était pas gagné d’avance pour l’islam ; d’autant plus que la religion était regardée à travers des prismes déformants d’un Occident qui confondait islam et intolérance. Serigne Mourtada a toujours sublimé l’enseignement et le travail, jusqu’à n’en plus pouvoir. À côté de sa fonction de missionnaire, le saint homme était un refuge sûr pour le pauvre et l’indigent, l’ignorant et le pénitent, le croyant et le mécréant, enfin, il y allait de sa largesse envers l’homme dans toute sa dimension

Serigne Mourtada, le multidimensionnel !

À côté de celui qu’on appelle couramment l’ambassadeur du Mouridisme dans le monde entier, ou encore “ ministre des affaires étrangères du khalife général des mourides ”, il y a Mourtada l’éducateur, le bâtisseur, l’investisseur pour le bien être des plus démunis. Mais le fils cadet de Cheikh Ahmadou Bamba n’en était pas moins un infatigable voyageur au service de l’actuel khalife général des mourides. En effet, en plus de ses nombreux déplacements à l’étranger, il représentait son frère, ami, complice et guide Serigne Touba Cheikh Saliou Mbacké dans plusieurs événements religieux à l’intérieur du pays. L’illustre disparu était le pont entre le Khalife général des mourides et les autres familles religieuses du Sénégal. Il a marqué toutes les confréries par son omniprésence avec l’aval de son frère. C’était lui aussi le spécialiste des cérémonies de pose de première pierre de mosquées et complexes religieux mourides, et de leurs inaugurations. La direction des prières de Tabaski, Korité et Tamkharit aussi lui incombait depuis la disparition de Serigne Abdoul Khadre (Imam de la mosquée de Touba de 1968 à 1991). Ainsi que celle des obsèques de certains dignitaires mourides. Serigne Mourtada est parti hélas ! Mais en ayant convaincu tout le monde d’avoir bien achevé sa lourde mission de promotion de l’islam et du mouridisme.

En rejoignant au paradis son homonyme et sa référence, le prophète Mouhamed (PSL), son père et idole Khadimou Rassoul et ses illustres frères et sœurs, Serigne Mourtada devient le 18e fils du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba à avoir vécu sans accéder au Khalifat. Ce dernier n’aura donc connu, en fin de compte, que cinq fils du fondateur du Mouridisme (Serigne M. Moustapha de 1927 à 1945, Serigne Fallou de 1945 à 1968, Serigne Abdoul Ahad de 1968 à 1990, Serigne Abdoul Khadre de 1990 à 1991 et Serigne Saliou actuel khalife). Ainsi, sur une famille de 28 femmes et 23 hommes, il ne reste plus que Cheikh Saliou Mbacké sur terre. Prions pour que le bon Dieu lui accorde longue vie et une santé de fer.

cheikh salih mbacke <1915-2007>

22/08/2008 05:45 par boromtouba

  • cheikh salih mbacke <1915-2007>

    cheikh salih mbacke <1915-2007>

    22/08/2008 05:45 par boromtouba



SERIGNE SALIOU MBACKE (Depuis 1990)

" Yâ ayuhal lazina âmanô wa hamilu s sâlihâti " Ô vous, croyants véridiques, constants dans la vertu, prenez grand soin de bien choisir les noms que vous donnez à vos enfants. Cela peut être d'une grande importance pour leur destin. Nous tenons de Ghazali que le fait de donner le nom d'un saint qui a rencontré l'agrément de Dieu à son enfant est un moyen de faire rejaillir sur lui l'aura de l'homonyme et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l'ont distingué aux yeux de Dieu. Cheikh Ahmadou BAMBA a donc eu la " main heureuse " en donnant à ce fils, né en 1915 à Diourbel et qui allait devenir le cinquième Khalife de sa communauté, le nom de Saliou. Nom prédestiné s'il en est, Saliou qui signifie la Vertu colle admirablement bien à notre héros.
Dès son accession aux fonctions de Khalife en 1990, après le bref magistère de Serigne Abdou Khadr, Serigne Saliou a tout de suite donné le ton en précisant, de façon claire et indubitable, la ligne qu'il entendait imprimer à son action à la tête de la Communauté mouride. En effet, dans son mémorable discours inaugural, il a, d'emblée, indiqué que, hormis l'Islam et par conséquent la gestion de l'héritage de Serigne Touba Cheikh Ahmadou BAMBA, rien ne saurait retenir son attention, encore moins susciter de sa part commentaires ou directives quelconques. Les choses étaient claires et chacun savait désormais à quoi s'en tenir. Fidèle à cette " profession de foi ", il est demeuré constant dans sa position, avec, comme unique préoccupation, la promotion de l'Islam à travers la fructification du legs de son illustre père. Dans cette entreprise colossale, Serigne Saliou est servi, avec bonheur, par un connaissance insondable du Coran et des Sciences religieuses, une générosité incommensurable et une humilité indescriptible. Homme très intelligent et très cultivé, il a une claire conscience des enjeux qu'implique sa mission de Khalife, et surtout, il mesure à sa juste valeur l'impact que la conjoncture internationale peut avoir sur le devenir de l'Islam dont il est l'un des plus ardents défenseurs. Très ouvert à la modernité et au progrès, il est cependant d'une fermeté inébranlable et d'une vigilance absolue dans sa croisade pour la défense de la pureté de l'orthodoxie musulmane, à l'instar de son père. 

  
Un fait très révélateur de la hauteur de vue de Serigne Saliou et de sa détermination à marcher sur les traces de Cheikh Ahmadou BAMBA dans le sens de la défense et de l'illustration de l'héritage de Seydina Muhammad (P.S.L.), sans autre considération, est l'acquisition en janvier 2002, à grand frais, d'un imposant immeuble à Taverny, en France. Qu'en a t-il fait par la suite, lui qui sait qu'il ne mettra jamais les pieds en France ? Il l'a tout simplement mis à la disposition de tous les musulmans qui peuvent y pratiquer, comme il l'a fait préciser, leur religion dans la paix, dans l'amour et le respect de l'autre et en parfaite conformité avec les lois de la République. Le détail est important. N'est-ce pas là la vraie image de l'Islam universel ? C'est un Islam à hauteur d'homme, fondé sur les valeurs de la paix, de la solidarité, de l'amour du prochain, de la noblesse des sentiments, du dépassement. C'est un Islam qui n'est synonyme de panarabisme mais simplement humain, qui ouvre les bras, sans distinction, à toutes les diverses composantes de l'humanité. C'est un Islam expurgé de tous les germes de la violence, de la discrimination et de l'intolérance, respectueux des lois et qui ne peut, en aucun cas être une menace pour la stabilité de la société. En réalité, c'est ça le véritable héritage de Cheikh Ahmadou BAMBA que Serigne Saliou.
yalna yalla dolli leram tass gni sii barkem barke borom touba

 

est decede le 29 decembre 2007

Cheikh Abdoul Khadre Mbacké (1914-1990)

22/08/2008 05:30 par boromtouba

  • Cheikh Abdoul Khadre Mbacké (1914-1990)

    Cheikh Abdoul Khadre Mbacké (1914-1990)

    22/08/2008 05:30 par boromtouba

 

TchatcheBlog: Cheikh Abdoul Khadre Mbacké (1914-1990)


Cheikh Abdoul Khadre Mbacké (1914-1990)
Quatrième Calife de Cheikh Ahmadou Bamba


Cheikh Abdoul Khadr est né un 3e jour du mois de Muharram de l'an 1333 soit 1914 de l'an romain, au village de Darou Alîmou-l Kabîr plus connu sous le nom de Ndame.
Comme le voulait l'usage de la famille, le fils de Sokhna Aminata BOUSSO reçut à l'âge de 5 ans sa première formation coranique auprès de Serigne Abdou Rahmane LO à Ndame. Mais c'est à Guédé, à quelques kilomètres de TOUBA, chez son oncle Serigne Mbacké BOUSSO que s'acheva sa formation dans le domaine des sciences islamiques.
La vie de Serigne Cheikh Abdoul Khadr se confond avec son imamat à la Grande Mosquée de TOUBA auquel il accéda en 1968, à la disparition du second Calife Cheikh Mouhamadou FADL qui occupait en même temps cette fonction. C'est pendant les 22 années où l'imam Abdou Khadr dirigea les prières de Vendredi et celles des fêtes religieuses que le saint homme acquit la renommée d'être une source intarissable de la Chari'a et de la Sunna. La Générosité de coeur de l'homme de DIEU qu'il fut traduisait en permanence, auprès surtout des indigents sa compassion et sa largesse d'esprit. En plus d'une disponibilité légendaire qu'émaillait un sourire ineffaçable, il affichait, envers ses visiteurs toujours à l'aise pour communiquer avec sa sainte personne, une image de sérénité et de profonde compréhension d'un abord facile.
En sus de ces hautes vertus, l'homme était aussi, à l'instar de ses autres frères, investi d'une dimension sociale qui se manifesta, lorsqu'en 1968, il défricha une importante superficie de terre arable à Bagdad à quelques kilomètres de TOUBA, où il s'installa. Il réalisera aussi à Boustan, près de Louga, un autre domaine agricole comptant 13 daaras. Il se lancera également dans la riziculture à Mboundoum, périmètre irrigué du barrage de Diama où il comptait également une importante exploitation.
La piété demeurait toujours un trait caractéristique chez cet homme si l'on réalise qu'il tint à ériger à chaque fois une mosquée dans chacune de ses concessions à travers le pays.
Les rapports de Serigne Abdoul Khadr avec tous ses parents étaient toujours empreints de cette révérence et de cette affection dont il irradiait et qui avait le pouvoir de le rendre aimable à tout coeur.
Son accession au Califat, le 18 juin 1989, fut marquée par sa personnalité en ce sens qu'elle fut l'occasion de prêches pour la conformation aux commandements Divins et à la Sunna Prophétique.
Sa trop brève durée ne permit pas, cependant, toute l'expression de ces hautes vertus car le jour de vendredi 18 mai 1990, c'est-à-dire 11 mois jour pour jour après avoir revêtu le manteau du 4e Calife Serigne Abdoul Khadr s'éteint à TOUBA. Et c'est depuis ce vendredi, jour de prière, qu'il repose à l'entrée de cette Mosquée qu'il aimait tant et au sein de laquelle, 22 ans durant, il dirigea la prière de milliers de fidèles qui ne manquaient jamais de se précipiter d'affection, après l'office, vers la frêle silhouette toujours souriante de Fîli "Borom Baqdâd".

Cheikh Abdou Ahad Mbacké (1914-1989)

22/08/2008 05:29 par boromtouba

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Cheikh Abdou Ahad Mbacké (1914-1989)
Troisième Calife de Cheikh Ahmadou Bamba


Cheikh Abdoul - Lâhi Ahad est né un 23e jour du mois de Korité en 1332 Hégire, soit 1914 de l'an romain à DIOURBEL. La naissance de ce premier enfant de l'après exil provoqua, selon la tradition, un vif émoi de la part du Cheikh qui lui prédit un destin hors du commun. Cheikh Abdoul Ahad est le frère aîné de Serigne Chouhaïbou avec qui il partage la même mère : Sokhna Maryama DIAKHATE.
Il entama ses humanités coraniques au début des années 20 avec son oncle Serigne Hamzatou Diakhaté dont l'érudition est resté célèbre. De ses propres dires même, Cheikh Abdoul Ahad éprouva de grandes difficultés de mémorisation du texte coranique à ses débuts et ce ne fut qu'à l'issue d'une entrevue mémorable avec son père à "Keur Gu Mag" à DIOURBEL qu'il acquis cette prodigieuse capacité de rétention et cette pénétration hors norme dont il faisait preuve dans ses exégèses de la sainte vulgate.
L'âme profondément rurale comme tous ses frères, il fonda plusieurs villages dont Belel, comptant 300 hectares de terres cultivées et Bouki Barga fondé en 1945 sur la demande de son grand frère Serigne Modou Moustapha qui s'était, depuis la disparition de leur père, chargé de son éducation et l'aidait à faire ses premiers pas dans le vie.
Les champs de Bouki Barga, répartis entre 12 daaras exploitant en tout un carré de 11 km de côté on produit seuls, en 1967, 150 tonnes d'arachide. Dans les liens qui l'unissaient au Calife El Hadj Fallou et par delà lui à toute la famille de Khadimou Rassoûl, se dénotait toujours la vénération sans égal qu'il nourrissait à l'égard du Cheikh et de tout ce qui se rattache à lui.
Son accession au Califat, le 6 août 1968, fut marquée par la rigueur, le sens du concret et une détermination dans l'oeuvre que traduisaient son franc parler et ses réalisations.
Il procéda ainsi à la reconstruction de l'ancien marché "Ocas" dont les normes ne s'adaptaient plus à celle d'une agglomération comme TOUBA.
Mais l'oeuvre la plus spectaculaire restera, sans nul doute, la pénalisation déclarée le 18 septembre 1980 dans tout le périmètre de la ville de TOUBA, des boisson alcoolisées, du tabac, de la drogue, de la contrebande, des jeux de hasard, des manifestations non orthodoxes et de tout ce qui va à l'encontre des principes de l'Islam.
En adoptant ainsi l'ouvrage Matlabu-l Fawzaïni consacré par le Cheikh à TOUBA comme constitution et projet de société, Baay Lahat ira plu loin et s'investira dans la dotation d'infrastructures à la ville.
Il entamera d'abord la décoration intérieure de la Mosquée et du Mausolée de Serigne TOUBA dont les murs seront incrustés d'or 18 carats. Il y paraphera son oeuvre par l'extension de l'enceinte extérieure avec un budget d'un milliard 750 millions; ce qui dépassa de 17% le financement escompté lors de son appel à la participation des mourides.
Il s'attaquera aussi à la réalisation de la Bibliothèque Khadimou Rassoul, l'une des plus grandes d'Afrique Noire, dénommée "la Maison du Coran" à cause de la quantité inestimable du Livre Saint qui y est conservée. Elle compte des centaines de milliers d'ouvrages de valeur (48 tonnes en 1983) pour un coût de plus d'un milliard de francs - Serigne Abdoul Ahad donna également une impulsion durable à l'édition coranique avec la création d'une imprimerie moderne contribuant à la vulgarisation du Saint Coran et des écrits du Serviteur du Prophète dont il participait activement à la collecte des oeuvres et au recensement du patrimoine. Il mit en chantier la première université islamique d'Afrique noire pour un coût de 7 milliards de francs. Le "Bâtisseur" édifia une magnifique maison d'accueil dénommée Résidence Cheikhoul Khadim puis réalisa le joujou architectural de la source de la Miséricorde "AYNOU RAHMATI".
Un important effort de modernisation de la ville fut aussi entamé, sous le troisième Califat, avec la viabilisation de 86 000 parcelles habitables gratuites, la construction d'un centre de santé à Ndâmâtou, une autoroute à l'entrée de la ville, des routes bitumées dans les principales artères, un chapelet de forages, le chantier d'un aérodrome, l'ouverture au réseau automatique du téléphone et à l'électricité, la mise en place d'une brigade de gendarmerie etc.
L'épaisseur de sa dimension humaine fut que Cheikh Abdoul Ahad entretint des relations de fraternité musulmane avec l'ensemble des différentes familles religieuses envers lesquelles son soutien ne se démentit jamais. C'est ainsi qu'il reçut, lors de visites mémorables Serigne Cheikh Tidjane SY, Cheikh Abdoulaye THIAW LAYE etc. mais aussi celle de chefs d'Etats comme Mobutu SESESEKO du Zaïre, venu visiter la tombe de son ami El Hadj Ndiouga KEBE, le président Sékou TOURE de Guinée en mémoire des liens qui unirent le Cheikh à son ancêtre l'Almamy Samory lors de son exil au Gabon etc.
En raison aussi de la disponibilité dont fit montre de la ville, Cheikh Abdou Ahad n'hésita pas à lui apporter son soutien lors des élections de 1988.
La fermeté et l'intransigeance, caractéristiques de Baaye Lahat se manifestaient cependant lors, par exemple de son sermon de la Tabaski de 1984, lorsqu'il réagit aux nombreuses plaintes des mourides portant sur les injustices dont il faisaient l'objet à la radio diffusion publique. Il termina son allocution de ce jour là par une serment devenu célèbre : "S'il convient que les choses doivent évoluer de la sorte, je jure par DIEU et par Serigne TOUBA que plus personne n'entendra ma voix sur les antennes!"
Cheikh Abdoul Ahad marqua durablement de son empreinte le Mouridisme en faisant non seulement de son centre la seconde métropole du pays, avec une expansion étonnante mais aussi en lui aménageant une place et une image qui lui valut le respect public, sinon la reconnaissance comme première force de la nation. Le Calife inculqua aux talibés, à travers ses inoubliables sermons, la conformité aux prescriptions su Seigneur et l'abstention de ses proscriptions, le respect des limites de la Sunna Prophétique; il développa aussi leur attachement au service de Khadimou Rassoul et la sincérité dans l'acte grâce à la certitude en l'incomparabilité du Cheikh.
Ce fut un jour de 18 juin 1989, à TOUBA Belel, que le 3e Calife de BAMBA s'éteignit, après 21 ans d'un Sacerdoce exceptionnel où il veillât sans relâche sur le flambeau éternel du Mouridisme. Il repose aujourd'hui au coeur de la magnifique bibliothèque qu'il érigea sur la terre de TOUBA, au centre de milliers de Coran, après avoir vécu le nombre frappant de 77 années d'une vie originellement marquée du Sceau d'un destin prodigieux de Bâtisseur de l'Islam.

 

Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacke (1888-1968)

22/08/2008 05:26 par boromtouba

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    Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacke (1888-1968)

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Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacke (1888-1968)
Second Calife de Cheikh Ahmadou Bamba


L'hagiographie mouride rapporte la naissance de Cheikh Mouhamadou FADL à 7 mois de celle de Cheikh Mouhamadou Moustapha son aîné, soit le 27 du mois de Rajab qui coïncide précisément avec le jour du voyage nocturne du Prophète (PSL), ou Mihrâj, au cours duquel furent révélées les cinq prières canoniques. Cette naissance eut lieu à Darou Salam en l'an 1305 de l'hégire du Prophète (PSL) soit 1887/88 de l'an romain. La mère s'appelle Sokhna Awa Bousso et est originaire de Affé dans le Sud du Djoloff.
Il entama ses études coraniques chez Serigne Ndame Abdou Rahmane LO à Darou Halimou-l-Kabîr, village plus connu sous le nom de Ndame. Il effectuera plus tard le " Tadjid" (ou l'art de comprendre le texte coranique) avec son oncle Mame Mor Diaara puis avec Mame Thierno Birahim.
Il habita avec son père à Mbacké-Bâri et fit aussi partie de ceux qui le rejoignirent dans son second exil à Saout-el-Ma en Mauritanie. C'est là bas que le Cheikh, l'ayant un jour réuni avec son frère Cheikh Modou Moustapha et son cousin Mor Rokhaya BOUSSO leur tint ce discours : "Je ne suis le père, ni le frère, ni l'oncle d'aucun d'entre vous. Je suis une créature vouée au Service de son Seigneur. Et ceux d'entre vous qui auront choisi de suivre le chemin tracé par mon Seigneur, ceux-là seuls, seront mes fils, mes frères, mes neveux, mes talibés", C'est ce jour là qu'il renouvela son serment d'allégeance et son engagement indéfectible de demeurer au service du Cheikh pour la FACE de l'Eternel. C'est pourquoi il déclara dans un poème : " Nos espérances reposent en toi, ô toi qui nous à ouvert les portes de la Félicité. Je t'échange en ce jour mon rang de fils en contrepartie de l'honneur d'être ton disciple. Et quand tu daignera me gratifier de cet honneur insigne je te prierai de l'accepter comme mon offrande de disciple".
Après quatre années de séjour en Mauritanie Cheikh Mouhamadou FADL restera encore avec son père à Thiéyène puis à DIOURBEL à partir de 1912. Il est rapporté que de là à 1927, date de la disparition du Cheikh, il fit de mémoire 28 copies reliées du Saint Coran dont il fit don à son père. Il lui offrit également sa maison, sise alors avenue de la gare à DIOURBEL, qui était une belle demeure couverte de tuiles rouges avec, à chaque angle, le signe de l'étoile et du croissant. Le Serviteur du Prophète lui exprima ce jour là sa reconnaissance à travers un verset qui accordait à DIEU Seul le pouvoir de le récompenser.
C'est également à l'issue de ses recherches que la carrière de Ndock fut découverte et que le Cheikh lui assignat comme but de sa vie l'édification de la Mosquée de TOUBA.
Huit mois après la disparition de son père, Cheikh Mouhamadou FADL entreprit le Pèlerinage aux lieux Saints de l'Islam en compagnie de ses oncles Mame Cheikh Anta Mbacké et Serigne Mbacké Bousso, de El Hadj Mayoro Fall, Serigne Moulaye Bousso, Serigne Mandiaye Diop et de Serigne Ibrahima Dia. Au cours de ce périple, du 7 mars au 28 juin 1928 à bord du bateau "AMASTY", les pèlerins eurent l'opportunité de visiter : au Maroc la Mosquée construite par Moulaye Hassan en 1315 Hégire, en Egypte les tombeaux du Prophète Daniel, celui de Luqman, de Mouhammad Busri et Abdoul Abbas Al-Masri à Alexandrie ; puis au Caire le mausolée de Ahmad Al-Bakari, celui du Compagnon du Prophète (PSL) Umar Ibn AL-?AS, de Sidi Kalil, de Rokhaya soeur de Hassan, de Hussein puis l'Université Al-Azhar. Ils visitèrent naturellement le tombeau du Prophète (PSL) à Médine puis ceux de ses Califes "Râchidoûn" (Bien-Guidés), des compagnons, ceux de la famille du Messager (PSL) puis la première Mosquée construite par le Prophète (PSL): Al-Khoubâ.
El Hadj Fallou eut même le rare privilège de pénétrer le 21 mai à l'intérieur sacré de la Kaaba où il effectua 8 rakkas.
Les liens qui unissaient Serigne Fallou à son aîné (le Calife) Cheikh Mouhamadou Moustapha dépassaient à telle enseigne le seul cadre de la consanguinité que le Calife lui demandait très souvent de baptiser les nouveaux villages qu'il créait. Serigne Fallou écrivit ainsi à l'occasion de l'inauguration de Taïf : "Ô toi qui erres dans la crainte des calamités de ton temps, trouve refuge chez le Calife Moustapha à Taïf."
Il réitéra ainsi avec le successeur de BAMBA les liens d'allégeance et d'affection profonde qui l'unissaient à son père, dévouement qui se traduisit notamment par son adhésion totale à l'effort d'édification de la Mosquée avec son frère dont il fut, un jour de 13 juillet 1945, préposé à la succession.
Le contexte d'investiture du nouveau Calife est cependant loin d'être favorable : dus aux aléas de la récession mondiale des années 30 et à la seconde guerre finissante, le chantier de la Mosquée a été suspendu depuis 1939. El Hadj Fallou dut donc s'atteler à la tâche de la relève à travers différentes mesures de tous ordres. Tout d'abord, en accord avec le conseil de famille, il décida que la concession de 400 hectares, noyau de la ville de TOUBA, constituera une propriété indivis entre les descendants en ligne directe du Cheikh.
Le Magal sera désormais célébré à l'anniversaire du départ en exil au Gabon, c'est à dire le 18 du mois de Safar, conformément à un voeu du Cheikh formulé à DIOURBEL, et non plus le 19 Muharram anniversaire de sa disparition.
Il fixera la participation volontaire au budget de la Mosquée à 28 f par tête; le chiffre 28 représentant la valeur numérique du mot "TOUBA". Le 9 février 1948, il est décidé que toutes les sommes collectées seront déposées en banque sur un compte "Mosquée-TOUBA".
A la reprise des travaux en 1949, il fallut entreprendre de profonds réaménagement sur les plans et devis initiaux du projet et avec toujours l'engagement sans faille de milliers d'adeptes, la Grande Mosquée de TOUBA fut enfin inaugurée le 07 juin 1963. Elle fut, peu après, visitée par Serigne Abdou Aziz SY, Calife des Tidjanes, El Hadj Thierno Seydou Nourou TALL, Ahmadou BELLA, Sardana de Sokoto etc.
Le Califat de Serigne Fallou a été aussi marqué par le soutien constant qu'il apporta à l'ancien président de la République Léopold Sédar SENGHOR avec qui il entretenait des liens très étroits, en devers des différences de confessions mais en vertu d'une certaine conception de l'humain et de la Nation.
Le Califat de Cheikh Mouhamadou FADL fut également placé sous le signe du grand nombre de réalisation qu'il effectua dans le monde mouride. C'est à lui que l'on doit notamment le lotissement de la ville de TOUBA sous l'instigation visionnaire de son neveu Serigne Cheikh Mbacké. Il entreprit également le prolongement de la voie ferrée de TOUBA - Gare à TOUBA Mosquée, l'implantation de forages à Darou Mousty, Touba Bogo etc., sans parler de son immense contribution au développement de l'agriculture et à la diversification des cultures dans la région de Diourbel. Il développa aussi nombre d'implantations comme le village Ndindy en 1913.
C'est dans la nuit du 06 août 1968 que El Hadj Mouhamadou Fallou Mbacké s'éteignit à TOUBA après avoir vécu un nombre d'ans correspondant au nombre de verset de la sourate Ya-Sin : 83 qui est aussi la valeur numérique du "Jëf" signifiant oeuvre. La douleur indescriptible qui frappa le monde mouride traduisit sa consternation à la perte d'une homme qui marqua tous les esprits par sa générosité, bonhomie, son humour mais aussi par son sens du dévouement, son orthodoxie et son charisme. C'est depuis donc ce jour que, dans cette enceinte à laquelle il consacra sa vie, il repose, à l'Est de son père et qu'il résidera à tout jamais dans des milliers de coeurs qui chanteront éternellement la gloire de "Baye Galass".

 

Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacke (1888-1945)

22/08/2008 05:24 par boromtouba

  • Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacke (1888-1945)

    Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacke (1888-1945)

    22/08/2008 05:24 par boromtouba

Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacke (1888-1945)
Premier Calife de Cheikh Ahmadou Bamba


Selon l'hagiographie mouride, le premier successeur de Cheikh Ahmadou Bamba naquit le 11 du mois de Muharram de l'an 1306 de l'Hégire, à Darou Salam, correspondant au 17 septembre 1888 de l'an romain.
L'histoire rapporte qu'il fallut aller à la quête du Cheikh qui avait à cette époque l'habitude de s'absenter pendant assez longtemps dans la forêt avoisinante à la recherche du futur site de la ville de Touba.
Les émissaires le trouvèrent finalement au troisième jour de la naissance de l'enfant de Sokhna Aminata Lô dans un lieu nommé Fétto sous une averse abondante.
Mouhamadou Moustapha Mbacké fut ainsi l'aîné des enfants du Cheikh restés vivants et le frère utérin de Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.
Il eut la douleur de perdre très tôt sa pieuse mère ayant conclu un pacte en ce sens avec le Cheikh.
Il entreprit son étude du Coran auprès de son père et dut, après le départ de celui-ci en exil en 1895, continuer ses études avec Serigne Ndame Abdou Rahmane Lô à Darou-l-Halîmoul Kabîr
Etudes qu'il poursuivit avec son oncle Cheikh Ibra Faty jusqu'au retour de Cheikh Ahmadou Bamba du Gabon en 1902.
Il fut notamment partie des disciples qui rejoignirent le Cheikh à Saout-El-Ma, en Mauritanie, et y demeura avec lui jusqu'en 1907.
Il l'accompagna aussi à Thiéyène et ne s'éloigna significativement de son voisinage qu'après le retour définitif de celui-ci à Diourbel en 1912
Lorsqu'il reçut l'ordre de fonder à 6 km de Touba le village de Husnu-l Mahâb qui n'était en ce temps qu'un petit hameau de Peulhs transhumants appelé Tindôdi.
Il fut en 1921, partie de la compagnie du Cheikh à Dakar lorsque celui-ci y alla répondre à une invitation du Gouverneur Général de l'A.O.F. C'est à lui aussi que son père remit sa participation de
500 000 F au relèvement du Franc français.

Durant toute la période de coexistence avec son père et maître, Cheikh Mouhamadou Moustapha se distingua par un dévouement et une détermination dans le service qu'il lui consacrait,...
Tels qu'il arriva souvent au Cheikh de mettre publiquement en exergue son engagement et son esprit de sacrifice que tout disciple lui enviait. On ne comptait pas les copies de mémoires du Saint Coran que le fils effectua pour le père ni les tonnages de récolte dont il lui fit don.
Lors du rappel à DIEU du Serviteur du Prophète, le 19 juillet 1927, Cheikh Mouhamadou Moustapha fit une fois de plus montre de ses vertus de lucidité et de tempérance, après avoir personnellement constaté le décès, en organisant dans une discrétion absolue son inhumation à Touba, selon les voeux du disparu.
Après sa désignation le 25 juillet 1927, le premier Calife du assurer la relève en s'attelant particulièrement à la construction de la Mosquée de Touba; projet qui tenait réellement Cheikh Ahmadou Bamba à coeur.
Malgré des débuts marqués par des difficultés de tous ordres, dont la plus dure fut assurément l'opposition de nombre de dignitaires de la Communauté à son califat,...
Cheikh Moustapha s'avéra rapidement être un Calife de grande intelligence soutenue par une vaste culture et une conformité sans faille aux enseignements du Cheikh se traduisant notamment par un courage, une dignité et une générosité qui resteront légendaires.
C'est lui qui, à la disparition de leur père, s'était chargé de l'éducation de presque tous ses frères et soeurs. Beaucoup d'entre eux vécurent avec lui et le Calife n'épargna, selon les témoignages de ses frères mêmes, aucun effort pour leur bien-être
Allant même jusqu'à leur désigner, une fois devenus adultes, leur premier lieu d'installation en ne manquant jamais de leur fournir l'aide matérielle nécessaire aux premiers pas dans la vie.
Ce fut également un excellent administrateur, un authentique homme de terrain. En 1928, il obtint l'immatriculation d'un terrain de 400 hectares sis à Touba.
Il demanda, au début de 1929, l'autorisation de reprendre la construction de la Mosquée dont l'irresponsabilité et la cupidité de l'Administrateur Occidental désigné avaient mis les travaux en cause.
A l'issue d'un long procès à rebondissements dans les tribunaux parisiens, l'Administrateur Tallerie eut injustement gain de cause et la communauté mouride se vit contrainte de lui payer la somme faramineuse de 250 000 francs comme dommages et intérêts pour dédit et préjudice sur rupture de contrat.
D'autres obstacles auxquels le chantier de la Mosquée eut bientôt à faire face furent : l'acheminement du matériel de construction à Touba face à l'inexistence de réseau de communication,...
La rareté des matériaux tels que la latérite dans cette zone, la profondeur de la nappe phréatique (à plus de 25 m) posant de façon cruciale le problème de l'eau etc.
La découverte de la carrière de Ndock, à une dizaine de kilomètres au Sud de Touba, permit de résoudre le problème de la latérite.
L'engagement total de dizaine de milliers de volontaires, le dévouement indescriptible de milliers de jeunes, femmes et adultes travaillant plus de 18 heures par jour, transportant dans des paniers posés à même la tête ou sur charrettes d'énormes blocs de pierres sur une dizaine de kilomètres,...
Toute cette formidable énergie déployée dans la sueur et dans le sang (car on ne compta pas alors les décès) accélèrent l'achèvement des fondations et l'empierrement de la plate-forme de la future mosquée.
Pour résoudre le problème des voies de communication Cheikh Mouhamadou Moustapha entreprit, malgré l'incrédulité des autorités publiques, le financement et la réalisation sur fonds propres d'un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de voie ferrée qui allait relier Diourbel à Touba via Mbacké à partir d'un embranchement du Dakar-Niger.
Avec toujours la détermination extraordinaire de milliers de disciples, des "Baye Fall" sous le commandement de leur Calife Serigne Moustapha Fall, fils aîné de Cheikh Ibrahima Fall, et les autres Cheikhs, la durée de réalisation de cette initiative inédite dans l'histoire pulvérisa toutes les prévisions et fut achevée en un an et quelques mois.
Ce succès éclatant accéléra de façon impressionnante l'unité et l'unanimité qui, déjà, faisait jour autour de sa personne façonnant ainsi durablement l'organisation de la Mouridiyah après la disparition du Cheikh.
Au point de vue économique, l'âme profondément paysanne de Cheikh Moustapha alliée à un esprit d'entreprise et d'organisation élevé permirent à la communauté mouride de produire des résultats agricoles considérables. Ainsi la production arachidière qui était estimée aux environs de 20 000 tonnes au début des années 30 passera en 1937/38 à 75 000 tonnes soit une progression marginale de 275%.
Le Chantier confié à la Société des DRAGAGES, il fut officiellement procédé à la pose de la première pierre de la Mosquée le vendredi 4 mars 1932.
Mais, malgré la célérité des travaux, les années de peste meurtrière, la récession mondiale des années 30 se conjuguant aux perturbations de la seconde guerre ralentirent considérablement leur progression.
Et c'est dans ce contexte de profonde crise et de graves difficultés économiques que s'éteignit le vendredi 13 juillet 1945 (3 Sha'bân 1364 H) Cheikh Mouhamadou Moustapha confiant à ses suivants la perpétuation de l'oeuvre colossale entreprise pendant plus de 18 ans.
Mais s'il reste à jamais vrai que DIEU TRES-HAUT ne peut oublier la rétribution de ceux qui combattent "avec leurs biens et leurs personnes" sur Son sentier,...
LUI qui a promis dans Son Saint Livre:
"En vérité, Je ne perds jamais de vue l'oeuvre de celui qui fait le bien, qu'il soit homme ou femme (...) Ceux qui se sont expatriés pour Ma Cause, qui ont combattu, qui ont été tués,...

"Je leur pardonne leurs mauvaises actions et les ferai entrer dans les Jardins arrosés par des ruisseaux, à titre de Récompense Divine; certes DIEU dispose de la plus belle Récompense"
En vertu de cette divine Promesse, Mouhamadou Moustapha aura alors mérité son Agrément et son Election, la Reconnaissance du Prophète de l'ISLAM (PSL) et celle de Khadimou Rassoul.
Mieux, tous ceux qui, aujourd'hui, se réclament du Serviteur du Prophète ou toute personne tenant sincèrement au rayonnement de la Parole de DIEU TRES-HAUT sur terre doit une fière chandelle à ce Digne Socle de l'Edifice de la Foi et de la Vertu...

 

La Disparition du Cheikh (19 juillet 1927)

22/08/2008 05:22 par boromtouba

 


La Vie de Cheikh Ahmadou Bamba

La Disparition du Cheikh (19 juillet 1927)
  Le 19 du mois de Muharram de l'an 1346 de l'Hégire, correspondant au 19 juillet 1927, fut l'un des jours les plus tragiques de l'histoire de la Mouridiyah en ce sens qu'il fut marqué par le saisissement et la stupéfaction générale à l'annonce du décès de son Fondateur.

En effet la disparition de celui-ci survint au cours de cette journée de mardi où le fils aîné et futur successeur du Cheikh, Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE et son oncle Cheikh Balla MBACKE découvrirent le saint homme étendu sur le sable d'une case de sa concession où il aimait à se retirer. Cheikh Moustapha fit alors montre de cette vertu de lucidité et de tempérance, qui allait d'ailleurs marquer son Califat, en organisant dans une discrétion absolue son inhumation à Touba, en conformité avec les voeux du disparu.

L'Administration coloniale, peu encline à cet ensevelissement à Touba susceptible de favoriser l'essor de la Mouridiyah en transférant son noyau hors de Diourbel, sembla dépassée par la précipitation des événements. Une fois mise au courant, elle intervint cependant en mettant sous scellés le patrimoine du défunt et en nommant une commission chargée de sa surveillance.

                                                

Le monde mouride, plongé dans une stupeur indescriptible, réagit cependant avec calme et dignité et, dès l'annonce de la nouvelle, se mit à confluer de tous horizons vers la tombe du saint homme. Ce fut, sans aucun doute, l'un des jours les plus déchirants de leur existence, l'épreuve la plus décisive et la plus douloureuse qu'eurent à vivre ces nobles coeurs qui devaient entièrement leur amour pour la Lumière de DIEU, leur goût du sacrifice pour Sa Cause, le sentiment d'avoir recouvré leur dignité d'homme au frêle homme de Touba qui, à présent, reposait au sud de Aynou Rahmati ("Puits de la Miséricorde").

A la consternation devait, pourtant, succéder le retour aux obligations qu'exigeaient la continuité de la Mission et la poursuite de la dynamique amorcée par cet être exceptionnel. Ainsi fut-il décidé par le Conseil de famille, moins d'une semaine après la disparition, la désignation de Cheikh Mouhamadou Moustapha, fils aîné du Cheikh, à la succession de son père.

Le Calife fut, en outre, chargé de la gestion des chantiers de la Mouridiyah dont le plus important était sans conteste celui de l'édification de la Mosquée de Touba sur le site où reposait son père.

Ainsi s'initia, dès le 25 juillet 1927, une autre phase de l'histoire des mourides qui, derrière leur Calife et en dépit de vicissitudes et d'oppositions de toutes natures, démontreront que la puissance des idées, la conformité indéfectible à la Vérité et au Décret Divin, la Crainte Révérencielle, l'Amour Infini du Prophète de DIEU, la Proclamation de l'Unité Absolue de DIEU, la Détermination devant les épreuves endurées sur le Droit Chemin, que tout cela dépasse une existence terrestre limitée dans le temps et qu'ainsi et à cause de cela, comme l'attestera d'ailleurs l'Histoire,

Cheikh Ahmadou BAMBA ne saurait jamais mourir...

 

  Le 19 du mois de Muharram de l'an 1346 de l'Hégire, correspondant au 19 juillet 1927, fut l'un des jours les plus tragiques de l'histoire de la Mouridiyah en ce sens qu'il fut marqué par le saisissement et la stupéfaction générale à l'annonce du décès de son Fondateur.